Association Eau Roc Explo

Séjour Italie et Suisse... Bares
Céline / Gérald / Christophe / Yvan / Sandra / Maëlle
du 23 au 26 juillet 2020
Texte: Yvan et photos Drieux

Décidée en dernière minute cette sortie était sensée à l’origine nous permettre de parcourir les grosses cascades du Tessin. À la suite d’un imprévu, la corde n’était plus sur place, nous nous sommes donc rabattus sur des choses que nous n’avions pas encore fait sur la région et la proche Italie. Pour changer, nous avons pris un camping à Gudo pour nous permettre d’accéder plus facilement aux zones à prospecter (camping plus spartiate que celui de Claro mais fonctionnel).

23/07 – Bares (Lac de Côme). La corde de 120m n’étant pas dispo, n’étant que 4 et n’étant tous les 4 pas réticents aux marches d’approche, nous nous sommes décidé d’envoyer du lourd pour le 1er du séjour: Bares. Donné pour 8h de trempette, 2h de marche d’approche et 1h de retour sans compter les 3h de voiture supplémentaires, c’est à 6h15 que nous prenons les petites routes direction l’Italie. Petites routes ? c’est ce qu’on croyait avant d’arriver sur le chemin de terre défoncé et très étroit à flanc de falaise nous permettant d’arriver sans casser la voiture à Dangri, joli petithameau avec son église perchée 200m plus haut.
A peine arrivé, Gérald et moi allons vérifier le niveau d’eau sur un barrage que nous n’allons retrouver qu’à la fin de la journée. En voyant l’état du torrente di Bares, nous nous sommes décidés pour nous y lancer. C’est pour 2h que nous sommes partis dans des sentes peu visibles, poursuivie par des taons harceleurs, croisant par ci par là d’anciennes bergeries tombant en ruine.
1er plouf à 11h. Nous n’avons pas tenu le compte, mais la description donne 40 rappels et 80 vasques.
Pas très joueur, il compense largement par la beauté des lieux. Le caillou change de couleur régulièrement, les gneiss rayés de blanc donnent un aspect magnifique au canyon.
Un autre point dont nous n’avons jamais vraiment fait l’expérience, c’est le débit d’eau assez énorme. Nous nous sommes vite rendu compte qu’il ne fallait pas trop trainer ses guêtres dans les chutes. Gros niveau dans les cascades qui leur donnait des aspects biscornus avec des flux d’eau qui changeaient de direction brutalement en fonction des chocs avec le caillou. Gros débit mais on a su s’en sortir sans trop de problème. Arrivé au bout du canyon, nous trouvons enfin ce barrage et commençons un débat sur la lecture du débit. La topo nous donnait une hauteur d’eau au-dessus d’une grille de délestage : 5cm c’est ok, 15 c’est du suicide. Je lisais 5 mais apparemment j’avais tort, le niveau était bien à 10cm…Re marche et changement de vêtement rapide toujours harcelé par les taons. Déception du jour avec Céline qui casse le manchons de cou en silicone de sa combi étanche…..
Chiffre pour les fanas de record : 7h de descente.

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