Association Eau Roc Explo

François avait rencontré les clubs alsaciens lors d’un stage fin 2022 à Sainte-Marie-aux-Mines. La
découverte des mines d’argent fut une heureuse surprise.
L’idée a fait son chemin et après un échange en début d’année avec Olivier Courtois (AERE) et Laurent GUYOT (GSBR), Olivier se dévoue avec plaisir pour nous guider lors d’une visite.
La date et le lieu sont convenus parmi les nombreuses anciennes mines du secteur. Nous visiterons en traversant, de la mine Giftgrübe à la mine Saint Jacques (voir documents joints).
Nous avons rendez-vous le dimanche matin. Rassemblement à Ligny-en-Barrois et départ vers l’Alsace, où nous retrouvons deux heures plus tard Olivier, accompagné de Léo. Aussitôt nous nous rendons sur le lieu intéressé, dans la forêt de Sainte-Marie-aux- Mines, au sud du village
Après présentation et équipement, nous voilà partis. Une petite balade, nous prenons vite droit dans la pente enneigée, et en un quart d’heure, nous sommes à l’entrée de la mine Giftgrübe.

Traversée Giftgrube - St Jacques + fond, Alsace
le 29/01/23
Aude, François, Nathalie, Yann, Delphine, Léo, Olivier
Texte François et photos Léo, Delphine, François, Olivier

Il est 10h30. Nous allons emprunter la trace des anciens mineurs. Les mines de Sainte-Marie ont connu leur essor au XVI siècle, avec l’exploitation de l’argent, interrompue par la guerre de trente ans, puis avec un nouvel élan au XIX siècle pour l’extraction du
plomb, cobalt et arsenic.
Il existe de nombreuses sources sur l’histoire des mines et de leur environnement :
"Laisser vous conter les mines du Val d'Argent"
Quelques chiffres donnent le vertige. Au XVIe siècle,
l’activité amène sur le site 3000 mineurs et 1200 maisons sont construites. 70 km de galeries sont reconnues aujourd’hui, elles progressaient de quelques centimètres par jour seulement, au marteau et à la pointerolle. Les forêts environnantes sont nettoyées
pour les besoins divers de l’exploitation (charpente et menuiserie, fonderie notamment).

Nous progressons dans les puits et galeries en suivant prudemment nos guides qui équipent, car les installations sont vétustes et parfois très précaires, un rien pourrait conduire à des effondrements.

De nombreux agencements sont encore en place. Charpentes, étaiements, échelles, empilage de déblais fragiles . Certains passages nécessitent une attention extrême, Olivier redouble d’avertissements !
En avançant, et en mesurant l’ampleur de leurs tâches, on ne peut s’empêcher de penser à nos prédécesseurs de l’Histoire. Mais la visite revêt aussi un réel attrait sportif. Galeries, puits, boyaux, escalades, étroitures, un parcours qui n’a rien à envier à nos lieux de pratique courants.

Nous arrivons au plus profond de la promenade. A cet endroit, une salle à manger est aménagée très à propos et nous en profitons comme il faut. Olivier nous surprend bien avec sa méthode de cuisson des sardines.

Il est temps de remonter. Nous reprenons l’enchaînement de puits qui nous mène directement sous la sortie Saint-Jacques que nous avions croisée en montant dans la colline, et d’où nous émergeons pour terminer la visite.
La montée a bien réchauffé les corps mais personne n’est enclin à aller se nettoyer dans le ruisseau qui coule à proximité.

De retour aux véhicules, nous partageons rapidement quelques amuse-bouches, puis nous nous séparons vers 16h30 en remerciant les guides, et en les invitant à venir découvrir notre propre patrimoine local.