Association Eau Roc Explo

Rallye spéléo à Ste-Marie-aux-Mines
le 7/01/23
Léo, Juan, Vincent, Pascal, Louis, Nicolas, Mann
Texte: Poiret / Courtois - Texte: Courtois

C’est sous un ciel d’encre que nous nous dirigeons vers notre dernière excursion souterraine, Kupfer, avec dans la tête la cerise, souvenez-vous…

La descente est rapide, les descendeurs chauffent sur les équipements fixes de Pascal. En bas, ce n’est plus les descendeurs qui rougissent, mais c’est bel et bien au tour des bras de gagner quelques degrés, parce que oui, il nous faut remonter maintenant…
Et c’est en suivant ce chemin de câbles, en nous balançant sur cette « liane » tombée du ciel, que nous nous élevons. J’en profite pour me désolidariser du groupe, pour à la suite de ma remontée profiter d’une petite balade en forêt, retrouvant à trente minutes de là, mon véhicule bercé par un vent bien frisquet et humide.




Une bien belle journée se termine, une journée bien sportive dans notre contrée pourtant si peu propice à ce type d’effort… 
Bravo à tous, et merci de m’avoir une fois encore suivi dans mes drôles d’idées, alors que déjà dans ma tête, un nouveau défi prend forme…

Léo (dont est issu la plupart des photos), Juan, Vincent, Pascal, Louis, Nicolas, Mann et votre dévouée plume ont partagé une dernière bière avant de regagner leurs douillets domiciles.

Quelques chiffres maintenant :

- 1h20 pour Langerschacht / St-Louis
- 1h30 pour Kluck-Auf / St-Pierre
- 1h pour Giftgrübe / St-Jacques
- 1h35 pour Bronches / Mathias
- 1h50 pour Kupfer mine Sup / Via souterraine Kupfer mine





Vient le tour d’en découdre avec Gluck Auf, et c’est dans le plus bel apparat que nous nous immisçons dans le long et humide travers-banc avant de rejoindre les hauts de St-Guillaume. D’étroitures en puits boisés, de dépilages impressionnants en remontées, nous nous trouvons maintenant au faîte de St-Pierre. Notre corde de 39 mètres ne nous permettant pas d’utiliser tous les fractios, nous touchons le sol non sans quelques frottements…
Et c’est un peu bouseux et humides que nous débouchons au pied des sapins.
L’appel du ventre se faisant grandissant, nous retrouvons le véhicule et notre pitance sommaire ainsi qu'un café bien venu.


Un petit challenge local pour bien commencer l’année… 

Aujourd’hui, les émules sont de sortie et au nombre de huit, ils remontent le temps suivant la marque des burins acharnés.
Le programme est chargé! Le menu, gastronomique.
Six phénomènes en composent les chapitres, six tentatives pour mieux appréhender les légendes de la vallée.
Les noms de nos objectifs résonnent dans nos têtes, Langerschacht, St-Louis, Gluck-Auf, Narines, S-Pierre, Giftgrübe, St-Jacques, Zinc, Zinc zinc, Bronches, Mathias, Kupfer, et une surprise sur le gâteau…


Trois de plus que lors de la première version de ce raid minier, nous nous retrouvons sur le parking de la savonnerie, et organisons nos navettes de la journée. Le blanc manteau ne nous fera pas les honneurs cette année, et nous déposons tous les véhicules sur le parking de Gabe Gottes, puis montons dans la charrette grise en direction de Gluck Auf, et ne prenant que le nécessaire, nous dirigeons à pattes vers la crête qui nous domine, pour trouver l’entrée de Langerschacht.
Frontales allumées, on pénètre dans les entrailles, en déroulant les cordes dans le fil du temps. Pascal ferme la marche, transformant les amarrages fixes en rappelables, et quelques anecdotes parsèment la descente…

Il est maintenant temps de retrouver l’obscurité, et c’est en quinze minutes que nous dominons la première verticale de Giftgrübe. Le groupe semble avoir trouvé son rythme, un peu poussif en début de journée, et enchaîne les descentes et soupiraux quelque peu humides, avant de remonter vers l’annelé d’entrée de St-Jacques. Ne nous reste plus qu’à dévaler le talweg qui domine l’ensemble de nos véhicules déposés à l’aube de cette journée.


L’heure avancée nous pousse à tronquer notre raid et nous préférons shunter la mine de Zinc pour nous rendre directement au sommet du Puits des Bronches. Le véhicule de Pascal me dépose en cour de trajet et nos deux roulottes en rejoignent l’emplacement.

Pénétrant une fois encore dans ce monde familier, nous trouvons rapidement la première corde permettant de rejoindre ce géant du massif. Les puits s’enchainent, les galeries se suivent sans jamais se ressembler, et les barreaux annoncent déjà une lune bien cachée, et une légère bise naissante…