Association Eau Roc Explo

Creux de la Litorne / Fitoja express - Savoie
le 27/01/24
Martin, Lara, Mann, Pascal, Yvan, Lorig, Benjamin, Céline, Gérald, Dom, Olivier
Texte Benjamin et photos Céline, Dom, Olivier.

Pour ce weekend, la météo a décidé de nous faire passer au plan B. Dommage pour la DIAU, ce n'est que partie remise.
De toutes manières en bonne compagnie, cela ne peut que bien se passer.
La traversée de la Litorne - Fitoja Express sera donc la suivante. Cool, j'ai ouï-dire qu'elle était exceptionnelle.
Je me demande bien ce qu'il en serait du plan C et D.

Accueillis la veille par des amis locaux, Martin et sa famille.
Le réveil se fait sur les hauteurs savoyardes des Bauges, une vue magnifique sur les rocheuses.

Un bon petit déjeuner nous motive à prendre la route vers le parking des Arith. Une fois équipés, un chemin nous amène sur un sentier. Martin suit une direction sur son téléphone en passant une butte, je le précède suivi de Mann. Les autres suivent le sentier.
Après cinq bonnes minutes, on finit par tomber sur l'entrée, mais nous ne sommes que trois. Il faut toujours suivre les locaux, et puis Gérald avait bien dit qu'il fallait rester ensemble. Quelques minutes auront suffit pour nous retrouver autour de cette doline.






Aux alentours de 11h30 tout le monde commence à descendre le premier P10 équipé par Martin. Pascal et moi décidons de profiter une petite demi-heure encore du soleil en attendant que ça se débouche plus bas. Vu l'épaisseur des cordes, descendeurs passés en O et c'est parti. Pascal rappelle la corde d'entrée, le reste sera équipé en fixe. S'en suit un beau P50 fractionné pour se hisser dans une sorte de lucarne en laminoir où nous avançons sur la partie haute. Nous traversons un sympathique méandre avec une main-courante, en hauteur. Je distingue un objet brillant sur le fond, Pascal l'avait vu aussi, pensant à un couteau, il entreprend de descendre le récupérer. Il s'avérera plus tard que Mann n'avait plus le sien.
Ça commence à devenir étroit sur du ramping dans une sorte de boyau/laminoir argileux sur une longue distance. Heureusement Yvan qui me devançait, sème des Dragibus derrière lui, Miam, du sucre, un petit goût de terre mais ça fait du bien.






S'en suivra un ramping sablonneux plus ou moins haut, ou plutôt moins que plus, qui nous mènera sur un magnifique méandre qui m'a beaucoup plu. Une sorte de long couloir étroit qui serpente sous terre. Avec des parois ressemblant à des écailles de reptiles ou communément appelées coups de gouges, parcouru par un filet d'eau, enchaînant sur de grosses marmites dans les virages accompagnés de petits ressauts équipés par des bouts de cordes pour nous permettant de descendre aisément. Le descendeur en 8 est bien plus pratique, malheureusement en voulant faire vite j'ai voulu esquiver la technique imperdable que Pascal m'avait montré, pensan gagner du temps pour faire de la grimpette vers des petites ouvertures aperçues....
Cela m'a valu la bêtise de le faire tomber dans une marmite qui finissait en entonnoir. Mon bras plongé jusqu'à la tête ne suffisait pas à en toucher le fond...






Le repas se fera dans une petite salle après avoir passé une vire au dessus d'un trou. Olivier et Dom nous ont préparé des nuggets, du saucisson, du fromage et du pain avec en dessert des crêpes au miel et un yaourt à boire, ça fait du bien.






Arrivés sur les hauteurs du collecteur des Etiorneaux, une vire surplombant une belle descente au dessus d'une rivière assez large qu'on suit vers l'aval. Je me rends compte que ma poignée a disparue. Décidément. Autant le 8 était une bête erreur, la poignée je n'arrive toujours pas à l'avaler....
Heureusement, la suite me fera tout oublier.
La rivière est vraiment très belle, nous la traversons et la longeons.
Je vois une énorme coulée de stalagmites en forme de méduse.







Arrivée à la salle Fitoja, d'une grandeur, d'une ambiance idyllique.
Petite pause pour se désaltérer avec un bon carreau de chocolat.
Sans l'avoir vu, on ne peut pas s'imaginer des dimensions pareilles. Une telle diversité de concrétions. Mes yeux ne savent plus où se poser. Il y a tellement de choses à voir.
Nous entamons la visite de la salle en suivant le balisage afin de protéger cet environnement si formidable, en dehors du temps et pourtant si fragile.
Des centaines de fistuleuses de toutes longueurs m'émerveillent. On dirait une pluie figée sur un plafond. D'énormes stalagmites forment un paysage. Une petite séance photo de groupe s'impose avec Olivier qui nous fait un joli jeu de lumière en plaçant plusieurs lampes.
Le circuit menant à la capsule temporelle déposée au fond, nous fait passer à côté d'une série de vasques faisant penser à des rizières à étages.








Le retour vers la sortie se fera par Fitoja Express. Une belle série de puits et de ressauts. Une étroiture bien étroite qui vaudra à Pascal de perdre son petit kit perso. Suivie de quelques puits facilement escaladables et même équipés d'échelles sur les derniers.
Dehors le soleil a laissé place à la lune.
Nous rejoignons les camionnettes pour nous changer.
Quelques pertes, quelques douleurs, mais cette sortie restera mémorable.

Une nouvelle expédition le lendemain matin pour Pascal et Martin afin de récupérer le petit kit qui aura profité de ce lieu plus longtemps que nous.

Un grand merci à tous de m'avoir fait découvrir cet endroit et un grand merci à la famille de Martin pour leur hospitalité.